Test Five Senses de Zineth

Zineth Wallpaper Five SensesDans un futur pas si proche (ni différent), les humains sont obsédés par un jeu sur smartphone (vous vous souvenez de la frénésie Pokémon Go ? Quand je vous disais qu’il n’était pas différent, ce futur). Vous devez leur ouvrir les yeux en leur livrant des « Zines » à lire pour leur faire redécouvrir le monde et ce qu’il a à offrir. Vous le ferez au cours de 13 missions, grâce à des bras et jambes de robot sur roulettes et le pouvoir de rembobiner le temps pour corriger le tir quand vous n’atteignez pas votre objectif. Roulez jeunesse et sauvez le monde de Zineth de la domination des smartphones !

Si le scénario n’est pas le point fort de Zineth (vous pouvez voir ci-dessus qu’il tient sur une carte postale), vous découvrirez rapidement en y jouant que les développeurs ne mentent pas quand ils disent qu’il « célèbre la vitesse, le mouvement et twitter » (bien que pour ce dernier point, la fonctionnalité ne semble plus marcher). Ce jeu free to play hyper dynamique vous fera vivre une expérience très satisfaisante (bien que courte), surtout si vous aimez rouler, grinder, sauter et wallrider sur une musique électronique frénétique – mais nous aborderons ce point plus tard.

 

Vue (Graphismes)

Zineth Desert Five Senses

Ce jeu me rend totalement nostalgique. Nostalgique d’une ère où les bienfaits de la Dreamcast étaient vantés par les critiques et les joueurs mais boudés commercialement. Cette influence n’est pas un mystère pour le studio Arcane Kids, dont la devise est « Faire les jeux que vous aimeriez voir sur Dreamcast ». Une ère où je jouais à Jet Set Radio en buvant mon chocolat chaud sur les genoux de ma môman (ben quoi, j’avais 9 ans quand il est sorti… Qui n’a pas besoin de sa môman à 9 ans ?). Parce que Zineth est clairement inspiré par ce jeu de roller et de graffiti qui a fait les beaux jours de la console de Sega, tant dans son concept que dans ses graphismes. Son monde n’est rien d’autre qu’un mélange de blocs et de tremplins colorés, ainsi que de cactus (ne demandez pas pourquoi) que j’ai trouvé magnifique mais qui pourrait donner des crises d’épilepsie aux joueurs les plus sensibles. Subjectivité mise de côté, cet open world est relativement énorme pour un jeu indépendant réalisé en deux mois, et à part quelques longues traversées du désert (littéralement, un désert remplit la plus grande partie de la map) vous ne serez pas facilement lassés par les obstacles et autres sauts que vous pourrez trouver dans ce jeu.

Toucher (Maniabilité)

Jouant uniquement au clavier/souris, et bien que ma configuration était en zasd au lieu de zqsd (je n’ai pas réussi à configurer correctement les touches, honte à moi) mon expérience était surprenamment agréable. Tourner et ajouter de la gravité lors des sauts peut paraître un peu compliqué quand vous n’avez pas encore maitrisé le jeu -comprenez quand vous êtes nuls, comme moi- mais le pouvoir de rembobinage efface ce problème pour peu que vous ayez la patience de réessayer encore et encore jusqu’au résultat voulu. Si le gain de vitesse avec le clic gauche de la souris pourrait paraître rébarbatif au premier abord, il donne en fait beaucoup de rythme au jeu et vous paraîtra totalement naturel après quelques minutes. Je n’ai pas pu le tester, mais sachez que vous pouvez également jouer à la manette, si vous vous sentez l’âme d’un retrogamer rejouant à Jet Set Radio, Tony Hawk Pro Skater, Coolboarders et consorts.

Ouïe (Sons)

Zineth Winners don't use drugs Five Senses

Aaaaaaaah… La musique. Si elle accompagne très bien l’action dans les premières minutes, elle vous donnera malheureusement un sérieux mal de tête passé ce cap. C’est assez surprenant au passage de voir un jeu dont la première image qui s’affiche arbore le slogan « Winners don’t use drugs » (comprenez les gagnants ne prennent pas de drogue) être entiché d’une telle musique de drogué. Vraiment, même avec mes écouteurs posés sur la table, ces sons m’ont rendu zinzin. Mais si vous aimez les rave parties et la musique électronique hardcore, foncez tête baissée ! Mettez le son à fond et balancez vous comme si vous étiez devant le haut parleur d’une fête clandestine au beau milieu du bush australien, entre des aborigènes défoncés et quelques Aussies bourrés ! Mais souvenez vous, les gagnants de prennent pas de drogues.

Goût (Durée de vie)

Si le nombre des missions est relativement limité (seulement 13) la recherche de tous les objets et secrets vous laissera bien occupés pour quelques heures. Comptez 1h30 pour finir les missions et 5h pour terminer le jeu à fond. Vous serez aidés dans cette tâche par votre smartphone, qui regorge de petites applications bien utiles dont un radar pour trouver les missions et bibelots que vous pouvez ramasser dans le coin. Il vous permettra également d’accéder à un minijeu de combat de monstres assez central puisque tous les objets que vous récupérerez vous serviront à améliorer ces Pokémons newage. Mais si rider est ce qui vous fait planer, vous ne compterez pas vos heures dans ces décors chamarrés pour accéder à la plateforme la plus haute du niveau, régner sur le désert et devenir le roi des cactus (et des quelques PNJ dispatchés dans la map).

Zineth Joke Five Senses
Gauche : Il y a quelque chose de génial là haut | Droite : C’est vous. Vous êtes génial.

Odorat (Expérience globale)

Note (de tête) : Douce fleur de cactus

Zineth cactus flower Five senses reviews

Comme les cactus, Zineth vous piquera peut-être un peu les yeux (et ici les oreilles), mais sa fleur est magnifique et sent bon dès les premières secondes. Les graines de cactus peuvent être une drogue, et vous deviendrez certainement addict de ce jeu pour quelques heures – si vous coupez le son ou si vous aimez la musique de drogué. Il paraît que le jus de cactus aide à vaincre les gueules de bois, mais souvenez vous : buvez avec modération et les gagnants ne prennent pas de drogues !

Vous pouvez télécharger Zineth par ici. Merci à getindiegames pour la découverte !

 

S4mus (Valentin)

Merci à : Pampel (Nico), MSK (Hervé), Vignou (Quentin), PM (Paul), Srompich (Sai), Sly (Sylvain), Len (Len), Môman et Pôpa.

Laisser un commentaire